Saison des REER : 8 courtes semaines pour réduire votre revenu

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Chaque saison est la bonne pour épargner en vue de la retraite, mais une seule permet à vos économies d’avoir un impact immédiat. Du jour de l’An au 2 mars, chaque cotisation à votre REER compte toujours pour le revenu de l’année précédente—ce qui rend ces huit semaines un peu plus pressantes que toutes les autres.

Ça peut sembler étrange : chercher à réduire votre revenu.

Mais en diminuant votre revenu imposable grâce à des cotisations à votre REER, vous pouvez conserver — et investir — une plus grande part de ce que vous gagnez.

Une situation très… imposante

Les régimes enregistrés d’épargne-retraite (REER) vous offrent deux avantages bien distincts.

Le premier regarde vers l’avenir : vous épargnez pour la personne que vous deviendrez — celle qui voyage, donne des conférences ou relit Les Misérables à l’ombre d’un palmier.

Le deuxième se fait sentir dès maintenant : chaque cotisation réduit votre facture d’impôt actuelle.

Comment ça fonctionne ?

Chaque dollar que vous versez dans votre REER est à l’abri de l’impôt. Plutôt que de payer de l’impôt sur cet argent maintenant, vous le ferez plus tard — idéalement à la retraite.

Supposons que vous vivez au Québec et que vous avez gagné 140 000 $ l’an dernier. Si c’était votre seul revenu et que l’impôt a été prélevé à la source, vous avez déjà versé environ 48 000 $ à l’ARC.

En cotisant avant le 2 mars, vous pouvez récupérer une partie de cette somme. Par exemple, une cotisation de 18 000 $ à votre REER ferait baisser votre revenu imposable. Au lieu de payer 48 000 $ en impôts et en cotisations au RPC/AE, votre total se rapprocherait de 40 000 $ — et vous pourriez même recevoir un remboursement appréciable¹.

Et plus tard, quand vous retirerez ?

Oui, vous paierez de l’impôt sur cet argent. Mais idéalement, ce sera à la retraite, lorsque votre taux marginal sera plus bas qu’aujourd’hui.

En choisissant de cotiser ou non, vous choisissez quand payer de l’impôt. L’ARC prendra sa part, quoi qu’il arrive. Les REER vous permettent simplement de choisir : payer maintenant, au sommet de votre carrière, ou plus tard, quand votre page LinkedIn affichera « Retraité(e) ».

À RETENIR : Demandez-vous si votre revenu est plus élevé aujourd’hui que ce que vous prévoyez gagner à la retraite. Si vous êtes au début de votre carrière, il peut être logique de payer de l’impôt maintenant et d’investir autrement — par exemple dans un CELI. Mais si vous traversez vos meilleures années de revenu, il pourrait être judicieux de reporter autant d’impôt que possible en cotisant à un REER dès maintenant.*

À LIRE AUSSI : REER, CELI ou CELIAPP : lequel vous convient le mieux? 

À propos de cet astérisque…

En finances, il est difficile d’éviter des mots comme « pourrait » et « possible ». Chaque situation est unique.

Parlez à une ou un spécialiste en patrimoine de vos objectifs précis de retraite et vous recevrez des conseils personnalisés, adaptés à votre réalité.

Prenez rendez-vous dès maintenant 

 


 

Source : 1. Calculatrice d’économies d’impôt REER du Globe and Mail